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Au total, 399 espèces d'oiseaux sont connues pour fréquenter des sites précis dans la portion québécoise du système du Saint-Laurent (voir Tableau du nombre de parcelles de 100 km² où les 399 espèces retenues ont été observées le long du Saint-Laurent). Ce nombre exclut a) quatre espèces aujourd'hui éteintes (l'Eider du Labrador, le Courlis esquimau, le Grand Pingouin et la Tourte voyageuse), b) 10 espèces dont on a signalé la présence au Québec mais dont les mentions se rapportant au système Saint-Laurent sont mal documentées (David, 1996) et c) 35 autres espèces que David (1996) suppose avoir été introduites involontairement ou dont l'origine n'est vraisemblablement pas « sauvage » et qui, selon lui, n'ont probablement jamais réussi à se reproduire en milieu naturel au Québec.
| Espèces observées dans la zone d'étude mais non considérées dans les analyses |
| Espèces éteintes (n = 4) |
| Eider du Labrador |
| Courlis esquimau |
| Grand Pingouin |
| Tourte voyageuse |
| Espèces dont la présence au Québec est mal documentée (n = 10) |
| Puffin cendré |
| Ouette d'Égypte |
| Échasse d'Amérique |
| Bécasseau de Temminck |
| Grand Labbe |
| Labbe de McCormick |
| Goéland d'Audubon |
| Coulicou manioc |
| Mésange charbonnière |
| Léiothrix jaune |
| Espèces d'origine indéterminée (n = 12) |
| Flamant rose |
| Dendrocygne à ventre noir |
| Cygne chanteur |
| Oie cendrée |
| Tadorne casarca |
| Tadorne de Belon |
| Colin de Virginie |
| Tourterelle maillée |
| Corbeau pie |
| Verdier d'Europe |
| Passerin nonpareil |
| Chardonneret élégant |
| Espèces introduites (n = 23) |
| Flamant du Chili |
| Pélican blanc |
| Cygne noir |
| Oie à tête barrée |
| Canard amazonette |
| Canard de Chiloé |
| Canard mandarin |
| Marmaronette marbrée |
| Caille des blés |
| Colin de Californie |
| Perdrix choukar |
| Faisan de Colchide |
| Tourterelle rieuse |
| Tourterelle tigrine |
| Calopsitte élégante |
| Conure veuve |
| Perroquet jaco |
| Perruche ondulée |
| Tisserin gendarme |
| Bulbul à semi-collier |
| Paroare huppé |
| Serin du Mozambique |
| Capucin damier |
Richesse aviaire des parcelles
Près de 90 % des 399 espèces signalées à quelques 2000 sites en bordure du Saint-Laurent (ou à quelques dizaines de kilomètres au large des côtes québécoises) ont été rapportées dans la portion fluviale du Saint-Laurent et aux îles de la Madeleine. On trouve à ces endroits plusieurs parcelles de 100 km², où plus de 225 espèces ont été vues, les parcelles les plus riches en cumulant plus de 300 (voir Tableau de la richesse aviaire des parcelles).

L'ensemble physiographique qui circonscrit l'archipel des îles de Montréal est le plus riche en oiseaux du Saint-Laurent (voir la carte des ensembles physiographiques). On y a observé 327 espèces. À lui seul, il a été fréquenté par un nombre d'espèces équivalent à celui de la totalité des ensembles physiographiques situés dans la partie fluviale du Saint-Laurent. La province naturelle de la Basse-Côte-Nord, surtout dans sa région orientale, est nettement plus pauvre en oiseaux que toutes les autres provinces naturelles situées en amont (voir la carte des régions naturelles et la carte des provinces naturelles). Ce secteur peu accessible n'est pas visité fréquemment par les ornithologues, et plusieurs espèces qui y séjournent probablement n'y ont pas encore été observées. Il n'en demeure pas moins que la richesse spécifique connue applicable à ce vaste territoire côtier, qui représente près du tiers du secteur terrestre à l'étude, n'atteint même pas la richesse aviaire mesurée dans plus de la moitié des parcelles de 100 km² situées ailleurs dans le système Saint-Laurent.
Jean-Luc DesGranges et Benoît Jobin
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