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Les oiseaux

Les oiseaux nicheurs :
les oiseaux nicheurs
coloniaux

Les colonies de 23 espèces d'oiseaux aquatiques ont été inventoriées dans 329 sites répartis dans l'ensemble de l'hydrosystème du Saint-Laurent à l'est de Cornwall. Ces colonies sont établies principalement dans des archipels comportant des îles sauvages et isolées, ou bien à flanc de falaises continentales. Ce sont l'archipel des îles Sainte-Marie (11 espèces), le refuge d'oiseaux migrateurs de la baie des Loups (10 espèces), l'île du Corossol (10 espèces), l'île Bonaventure (10 espèces) et l'île Brion (10 espèces), où se trouvent les colonies les plus riches en espèces. Par ailleurs, l'île Bonaventure, riche en Fous de Bassan (30 000 couples nicheurs) et en Mouettes tridactyles (35 000 couples), de même que quelques îles du tronçon fluvial où s'assemblent pour nicher des milliers de Goélands à bec cerclé (île Deslauriers, 50 000 couples, et île de la Couvée, 30 000 couples) sont présentement les colonies les plus populeuses d'une espèce en particulier. Soulignons qu'avec plus de 1000 couples nicheurs, une héronnière située sur la Grande Île de Berthier serait présentement la plus grosse colonie du Grand Héron au monde.

Carte colonies et pélagiques


Chapdelaine (1995) a produit une étude détaillée des tendances démographiques des oiseaux marins de l'estuaire et du golfe au terme de laquelle il conclut que les populations d'oiseaux marins du Saint-Laurent sont pour la plupart en hausse. Dans les refuges d'oiseaux marins et les parcs de conservation – où soit dit en passant se concentrent plus de 95 % des effectifs d'Alcidés –, l'augmentation générale serait attribuable à l'amélioration du programme de gardiennage et au programme d'éducation et de sensibilisation qui ont été mis de l'avant il y a plusieurs années dans ces régions. Par ailleurs, l'abondance exceptionnelle des poissons fourragers tels que le Lançon d'Amérique et le Capelan, depuis la chute des populations de gros poissons prédateurs comme la Morue franche, a grandement favorisé le retour en force des populations d'oiseaux marins du golfe du Saint-Laurent.


Les oiseaux pélagiques

Durant l'été, quelques espèces d'oiseaux pélagiques munies de glandes à sel qui leur permettent d'excréter les surplus de sel accumulés dans leur organisme quittent leurs colonies de nidification de l'hémisphère Sud pour venir profiter en compagnie de nos espèces marines de la grande productivité biologique du golfe, particulièrement dans le chenal d'Esquiman, le chenal laurentien, le chenal d'Anticosti ainsi qu'au large de la Gaspésie et du Nouveau-Brunswick.

Le cas de six espèces pélagiques qui nichent dans l'hémisphère Sud et dont quelques individus « hivernent » à l'occasion durant l'été dans le golfe du Saint-Laurent est digne de mention. Ce sont l'Albatros à nez jaune, le Puffin cendré, le Puffin majeur, le Puffin fuligineux, l'Océanite de Wilson et le Grand Labbe.



Jean-Luc DesGranges et Benoît Jobin





La Voie verteMC, site Web d'Environnement Canada

Mise à jour le: 2002-12-02