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Méthodes [Méthodes modifications anthropiques] [Méthodes flore] [Méthodes invertébrés et poissons] [Méthodes amphibiens et reptiles] [Méthodes oiseaux] [Méthodes mammifères] [Les parcelles de l'aire d'étude] |
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| Méthodes : les oiseaux |
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Source des données Les informations sur l'avifaune associée au fleuve Saint-Laurent proviennent de 10 banques de données obtenues sous format électronique et colligées dans une base de données unifiée. Cette base de données contient les mentions de chaque espèce d'oiseau de même que les coordonnées géographiques de chacune des observations. Au total, 108 824 mentions d'oiseaux associées à la zone d'étude ont été retenues. Ces mentions proviennent en majorité de la banque de données du programme ÉPOQ (Cyr et Larivée, 1995) et de celle de l'Atlas des oiseaux nicheurs du Québec (Gauthier et Aubry, 1995), qui regroupent à elles seules 88 % des mentions.
ÉPOQ La banque de données ÉPOQ (Étude des populations d'oiseaux du Québec) cumule les observations d'oiseaux provenant d'ornithologues dispersés sur l'ensemble du territoire québécois. Les mentions recueillies proviennent des feuillets d'observations quotidiennes que les gens complètent après leurs observations. Le nombre d'individus observés pour chacune des espèces est inscrit sur ces feuillets de même que la date, le site et la durée des observations. Jusqu'à maintenant (1996), près de 100 000 feuillets d'observations ont été complétés, ce qui fait d'ÉPOQ l'un des plus importants programmes de dénombrement d'oiseaux au monde. Une requête effectuée dans la banque de données globale sur l'ensemble du Québec a permis d'extraire les mentions associées à la zone d'étude. Les données ainsi recueillies couvrent la période de 1936 à 1996. Plus de 77 % de ces mentions ont été recueillies depuis 1980, et plus de 94 %, depuis 1970. Chacune de ces mentions (espèce-localité) est associée aux coordonnées géographiques de la localité inscrite sur le feuillet d'observation.
La banque de données ATLAS cumule toutes les observations d'oiseaux effectuées dans le cadre des travaux visant à produire Les oiseaux nicheurs du Québec : Atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional (Gauthier et Aubry, 1995). Les espèces observées et leur statut de nidification ont été notés au cours de la période de 1984 à 1989 dans des parcelles fixes d'environ 100 km². Le centroïde des parcelles de l'Atlas des oiseaux nicheurs a servi à l'adressage des observations dans notre étude, c'est-à-dire que toutes les observations d'une parcelle de l'Atlas sont associées à une seule position géographique.
La banque de données AVIFAUNE a vu le jour dans le cadre d'un projet de modélisation de l'avifaune nicheuse forestière du Québec méridional. Il s'agit d'un projet conjoint entre le Service canadien de la faune et le Réseau de forêts modèles du Canada. Les études intégrées dans cette banque de données sont en majorité associées à des milieux forestiers, quoique certaines aient été effectuées dans des milieux riverains du Saint-Laurent. Les mentions sont associées aux coordonnées géographiques de la localité ou du site d'étude identifié, soit environ 50 sites.
Les observations enregistrées dans SIDOQ proviennent d'inventaires de la sauvagine effectués par le Service canadien de la faune et le ministère de l'Environnement et de la Faune du Québec durant la période de 1965 à 1995. Les observations sont compilées par zones d'inventaire distribuées le long des rives du Saint-Laurent. Une mention correspond à la présence d'une espèce par zone d'inventaire par saison. Le centroïde de la zone d'inventaire a servi à l'adressage des observations dans notre étude.
Les observations qui se rapportent aux espèces menacées dans la banque de données MENACE proviennent de l'Association des groupes d'ornithologues du Québec (AQGO). Les mentions sont associées aux coordonnées géographiques de la localité identifiée dans le fichier numérique de l'AQGO.
La banque de données BIOMQ, gérée par le Service canadien de la faune, regroupe les observations des oiseaux coloniaux au Québec. Une mention correspond à la présence d'une espèce à un site donné. Les mentions sont associées aux coordonnées géographiques de la colonie identifiée dans le fichier numérique.
La banque de données DAVID contient les mentions des espèces inusitées au Québec observées depuis le début du siècle. Il s'agit des observations présentées dans l'annexe A de David (1996), où seules les espèces dont le nombre de mentions québécoises est inférieur à 80 sont présentées. Les mentions sont associées aux coordonnées géographiques de la localité identifiée.
Les observations tirées de LIMICOLE proviennent d'inventaires de limicoles et d'autres espèces aquatiques effectués par le Service canadien de la faune le long du Saint-Laurent en 1980 et 1981. Les mentions sont associées aux coordonnées géographiques de la localité identifiée dans les fichiers numériques.
Ces observations sont tirées de la banque de données du Service canadien de la faune sur les colonies de Grand Héron au Québec. Les mentions sont associées aux coordonnées géographiques de la colonie.
Ces observations sont extraites de la banque de données du ministère de l'Environnement et de la Faune du Québec sur les colonies de Bihoreau gris (à couronne noire) au Québec. Les mentions sont associées aux coordonnées géographiques de la colonie. Les renseignements tirés de chacune des banques de données sont limités à la seule présence des espèces dans une localité ou dans une zone donnée, sans tenir compte de l'abondance des espèces. De plus, aucune contrainte temporelle n'a été assujettie à nos analyses, c'est-à-dire que toutes les mentions, peu importe l'année, ont été regroupées. Les mentions ont été réparties par saison d'observation comme le spécifie le programme ÉPOQ (Cyr et Larivée, 1995). Près de la moitié des mentions (49 %) ont été faites en été (juin, juillet), 23 % au printemps (mars à mai), 22 % en automne (août à novembre) et 6 % en hiver (décembre à février). Les mentions des espèces côtières et pélagiques observées au large des côtes dans le golfe du Saint-Laurent ont été extraites de la banque de données PIROP (Programme intégré de recherches sur les oiseaux pélagiques) (Lock et al., 1997). Ces données ont servi uniquement à produire le portrait de la richesse des espèces pélagiques (29 espèces) et côtières (35 espèces) observées au large des côtes et n'ont donc pas été intégrées aux bilans de la richesse des différents découpages écologiques terrestres. Ces mentions proviennent d'observations effectuées à bord de navires qui sillonnent les eaux du golfe et de l'estuaire tout au long de l'année. Le sexe et le comportement des individus ont été notés au cours de périodes d'observations successives d'une durée de 10 minutes à l'intérieur d'une même croisière. Plus de 22 000 mentions effectuées dans le golfe et l'estuaire ont été retenues, dont plus de la moitié proviennent des années 1969 à 1971. Les dernières mentions retenues ont été effectuées en 1987.
Parmi les 526 espèces (ou taxons) recensées en bordure du fleuve, 399 dont l'identification et le statut de résidence étaient adéquats ont été retenues pour l'analyse, le reste étant rejeté en raison d'une identification incomplète ou d'une origine imprécise.
Selon Gauthier et Aubry (1995), la nidification de 273 espèces a été confirmée au Québec, dont 213 dans la zone d'étude, en bordure du Saint-Laurent. Toutefois, certains sites où la nidification de quelques espèces a été confirmée durant les travaux de l'Atlas ne sont plus utilisés aujourd'hui. C'est particulièrement le cas d'espèces menacées au Québec, comme le Pluvier siffleur qui a niché sur la Côte-Nord et la Pie-grièche migratrice connue pour nicher à quelques sites dans le sud du Québec mais dont la nidification n'a pas été observée depuis maintenant quelques années. Par ailleurs, certaines espèces dont la nidification n'était pas rapportée dans les parcelles de l'Atlas mais qui a été confirmée depuis ont été ajoutées (par exemple, l'Oie des neiges dans l'estuaire, le Troglodyte de Caroline dans la région de Montréal). À noter que ces ajouts ne sont certainement pas complets.
Plusieurs descripteurs écologiques et biogéographiques ont été attribués à chacune des 213 espèces nicheuses fluviales, certains étant par ailleurs disponibles pour l'ensemble des 399 espèces retenues. Le statut de migration au Québec attribué à chaque espèce (nicheur résidant, nicheur migrateur, migrateur, espèce accidentelle) est tiré de David (1996). La taxinomie adoptée est similaire à celle retenue par Gauthier et Aubry (1995). L'information utilisée pour caractériser l'unicité génotypique provient de Sibley et Ahlquist (1990), la distribution mondiale des espèces est tirée de Sibley et Monroe (1990), et la distribution nord-américaine des espèces est adaptée de Pettingill (1970). Les espèces ont également été associées à différentes guildes écologiques, tels les habitats préférentiels de nidification, d'alimentation, de migration et d'hivernage, le type d'aliment recherché, le type de nid (ouvert, fermé) et la localisation du nid (au sol, élevé, falaise). Ces informations proviennent principalement de DeGraaf et Rudis (1983), Ehrlich et al. (1988) et Gauthier et Aubry (1995). Les espèces laurentines sont celles dont l'aire de répartition le long du Saint-Laurent correspond à une part importante de leur aire de répartition mondiale ou dont la nidification en sol québécois s'effectue principalement en bordure du fleuve. Pour chaque espèce, le pourcentage de la répartition mondiale présente le long du Saint-Laurent a été évalué, de même que le pourcentage de la répartition québécoise présente le long du fleuve. Les niveaux laurentins suivants ont été arbitrairement assignés aux espèces aviaires :
Les rangs de priorité québécois (CDPNQ, 1999) et continental (The Nature Conservancy, 1999) ont servi à identifier les espèces à statut précaire. Le rang de priorité québécois S1 est attribué aux espèces avec le statut de précarité le plus élevé, tandis que les espèces abondantes se voient accorder le rang S5. Il en va de même avec le rang de priorité continental (G1 à G5). Les espèces à statut précaire selon Robert (1989), Beaulieu (1992) et CSEMDC (1997) ont également été identifiées dans la base de données. Enfin, les tendances démographiques des espèces proviennent d'un effort conjoint du Service canadien de la faune, du ministère de l'Environnement du Québec (Faune et Parcs) et de l'Association des groupes d'ornithologues du Québec pour statuer sur l'état actuel des populations d'oiseaux en territoire québécois (CDPNQ, 1999).
Bilan général de la richesse en espèces aviaires Le bilan de la biodiversité aviaire a été effectué en compilant toutes les mentions de chacune des espèces dans chacun des découpages retenus (parcelles de 100 km², ensembles physiographiques, régions naturelles, provinces naturelles). L'information retenue se résumant à la présence des espèces dans chaque parcelle ou dans chaque découpage, les bilans consistent donc en un calcul de la somme des espèces observées par unité géographique. Ainsi, une espèce observée à plusieurs reprises dans une parcelle ou une autre entité géographique ne contribue pas plus à la biodiversité de cette parcelle ou entité géographique qu'une autre espèce qui n'a été observée qu'à une seule reprise à ces endroits.
En plus des mentions d'observation des espèces d'oiseaux, la banque de données de l'Atlas des oiseaux nicheurs contient de l'information sur le statut de nidification des espèces dans les parcelles délimitées dans l'Atlas des oiseaux nicheurs. L'adressage de ces parcelles dans nos découpages via le centroïde de la parcelle de l'Atlas des oiseaux nicheurs a permis de dresser le bilan des espèces confirmées nicheuses dans chacun de ces découpages. Il faut toutefois préciser que la position exacte des sites de nidification des espèces n'est pas connue et que, par conséquent, il existe une imprécision inhérente aux données de l'Atlas des oiseaux nicheurs. Ainsi, ne connaissant pas la position exacte du site de nidification des espèces et vu que le centroïde des parcelles de l'Atlas ne correspond pas au centre des parcelles de notre découpage, il est possible qu'une espèce soit considérée nicheuse dans une parcelle de notre découpage mais que la position exacte de son nid soit située dans la parcelle voisine. Cette imprécision ne peut être contournée qu'en ayant une connaissance précise des sites de nidification de chaque espèce dans chacune des parcelles, ce qui est, à toutes fins pratiques, impossible. Cette imprécision s'estompe toutefois lorsque les bilans sont faits pour des niveaux de perception plus larges où une entité géographique renferme plusieurs parcelles de l'Atlas des oiseaux nicheurs. Enfin, étant donné que la zone couverte par les travaux de l'Atlas des oiseaux nicheurs se limitait au Québec méridional, soit sous les 50° 30' de latitude N., l'information sur la nidification des espèces dans les parcelles situées à l'extrême est de la zone d'étude est incomplète, et ces parcelles ont été exclues de certaines analyses.
Comme dans le cas de l'analyse de la richesse en espèces vasculaires des parcelles de 10 km sur 10 km, il a fallu procéder à l'identification des parcelles où l'échantillonnage de l'avifaune en période estivale était adéquat (le lecteur pourra se référer à la section sur les plantes vasculaires dans les Méthodes). Pour ce faire, les parcelles qui remplissaient l'un des deux critères suivants ont été considérées comme complètes :
Une analyse de groupement des parcelles de 10 km sur 10 km selon l'association moyenne (UPGMA) a été réalisée à partir d'une matrice de similarité des 199 parcelles dont l'échantillonage a été jugé adéquat. Le coefficient de Jaccard a servi à mesurer la similitude des parcelles dans leur composition en espèces aviaires nichant le long du fleuve (n = 213 espèces) et observées en été dans ces parcelles complétées. Cinq régions avifauniques ont ainsi été identifiées : Basses-Terres, Laurentides-Appalaches, Haute-Côte-NordAnticosti, Basse-Côte-Nord et îles de la Madeleine.
La rareté des espèces a été évaluée pour chacune des régions avifauniques. Les espèces sont considérées comme rares dans une région avifaunique lorsqu'elles sont observées en été dans moins du quart (25 %) des parcelles riveraines complétées de cette région. Les espèces observées seulement dans des parcelles non complétées appartiennent également à ce groupe. Les espèces communes sont observées dans 25 % à 75 % des parcelles complétées, et les espèces abondantes le sont dans plus de 75 % des parcelles complétées. Des espèces communes dans le tronçon fluvial peuvent donc être rares dans le golfe et vice versa. Par ailleurs, des espèces limitées à une seule région avifaunique n'y sont pas nécessairement rares puisqu'elles peuvent y avoir niché dans plusieurs parcelles comme c'est le cas de quelques espèces menacées qui se reproduisent uniquement aux îles de la Madeleine. Les espèces dont on n'a confirmé la nidification que dans une seule parcelle de la région avifaunique où cette parcelle est située ont été qualifiées d'espèces confinées, tandis que celles dont la nidification n'a été confirmée que dans une seule parcelle le long du Saint-Laurent sont qualifiées d'espèces uniques. Un indice de priorisation des parcelles basé sur la richesse en espèces nicheuses uniques, confinées et rares a été conçu pour identifier les sites d'intérêt régional quant aux espèces aviaires nicheuses rares et à distribution restreinte le long du Saint-Laurent. Cet indice accorde plus d'importance aux parcelles où les espèces uniques ont niché, puis à celles où des espèces confinées et des espèces rares ont niché.
Le degré d'unicité taxinomique des espèces permet d'apprécier la contribution de chacune d'entre elles à la richesse génétique des communautés. Ainsi, un ordre ou une famille peuvent être représentés sur un vaste territoire par une seule espèce, tandis qu'à l'opposé, on peut retrouver des représentants de plusieurs variétés d'une même espèce à l'intérieur d'une région restreinte. Une cote d'unicité taxinomique a été attribuée à chaque espèce d'oiseau en fonction de son niveau taxinomique, soit une cote de 5 quand l'espèce est le représentant exclusif de son ordre dans le système du Saint-Laurent, une cote de 4 lorsqu'elle représente la famille, une cote de 3 pour la sous-famille, 2 pour le genre et 1 pour l'espèce. Les 399 espèces retenues, observées le long du Saint-Laurent, ont été intégrées dans cette analyse.
Un indice composé de priorisation des parcelles de 10 km sur 10 km a été calculé en attribuant 5, 3 et 1 points aux espèces nicheuses qui possèdent un rang de priorité québécois de S1, S2 et S3. Ces espèces requièrent le plus d'attention pour assurer la conservation de la biodiversité. Une comparaison de la somme des points calculée par parcelle avec la somme totale potentielle de 46 (S1 : quatre espèces, S2 : cinq espèces et S3 : 11 espèces) a permis de relativiser l'importance des parcelles pour les espèces prioritaires qu'on y trouve, les parcelles avec un indice élevé étant celles qui hébergent le plus d'espèces prioritaires.
Les analyses relationnelles qui associent les variables abiotiques et biotiques ont été faites pour les ensembles physiographiques terrestres à partir de la richesse en espèces aviaires nicheuses. Un modèle de régression non linéaire, qui associe l'effort de recherche des oiseaux nicheurs (nombre d'heures selon les données de l'Atlas des oiseaux nicheurs) avec la richesse en espèces confirmées nicheuses dans chacun des ensembles a été choisi pour évaluer cette relation sur le plan mathématique. Le modèle retenu est celui de la courbe de richesse attendue selon l'effort d'échantillonnage présenté par Holdridge et al. (1971) dans Colwell et Coddington (1995).
Au total, 92 ensembles physiographiques terrestres couvrent la zone d'étude (bande de 10 km), dont 63 sont directement en contact avec le fleuve. Certaines typologies ne s'appliquent donc pas aux 29 ensembles qui ne touchent pas au fleuve. Les informations utilisées pour élaborer les différentes typologies proviennent principalement des données extraites du découpage écologique retenu et des informations obtenues à partir des images satellites. Certaines typologies sont le résultat d'une analyse de groupement effectuée à partir des variables qui décrivent la typologie en question (par exemple, le climat, le type de terrain), d'autres proviennent de regroupements d'ensembles sans qu'aucune analyse n'ait été effectuée (domaine bioclimatique). Les analyses de groupement ont été réalisées ici par l'association moyenne (UPGMA) des sites basée sur la distance euclidienne calculée sur les données standardisées.
Neuf variables climatiques couvrant l'ensemble du territoire à l'étude ont été retenues afin d'évaluer l'effet du climat sur la biodiversité :
Les paysages littoraux tiennent compte des éléments de trait de côte (ETC) qui décrivent la ligne de rivage des ensembles physiographiques à l'échelle de 1:250 000 (voir la section sur les paysages littoraux). Chaque ETC a été associé à un des 20 paysages littoraux, chaque paysage étant décrit par la forme du trait de côte (baie fermée, baie ouverte et rectiligne, barachois, rive découpée, embouchure, lagune, rive sinueuse et indentée), le relief (élevé, faible, falaise, urbain, variable) et le type d'estran (rocheux, sableux, vaseux, sableux-rocheux, sableux-vaseux). Pour chaque ensemble physiographique, nous avons calculé le pourcentage de côte couvert par chacun des paysages littoraux et une analyse de groupement a suivi. Quatre groupes d'ensembles ont été retenus. Les ensembles « rectiligne-falaise » sont dominés par des paysages littoraux généralement rectilignes avec présence de falaises en arrière-plan et un estran rocheux; les ensembles « rectiligne-élevé » sont similaires à ceux du groupe « rectiligne-falaise », sauf que l'arrière-plan est généralement moins abrupt et que des estrans sableux y sont bien représentés. Les ensembles « subsinueux-faible » ont une rive sinueuse avec un relief faible en arrière-plan et un estran vaseux-sableux. Les rives urbanisées font partie de ce groupe. Les ensembles « découpé-élevé-baie » sont très diversifiés, certains montrant un littoral très découpé avec un relief élevé, d'autres formant de grandes baies ouvertes. Les types d'estrans varient également dans les ensembles qui font partie de ce groupe.
En plus de variables extraites de Ghanimé et al. (1990), huit variables utilisées pour caractériser le milieu aquatique ont servi à la description du milieu aquatique adjacent aux ensembles physiographiques terrestres. Les variables employées dans l'analyse de groupement incluent : la salinité minimale, la salinité maximale, la température minimale, la température maximale, l'intensité du marnage, la vitesse moyenne annuelle des vents, l'intensité du courant, la texture des sédiments. Quatre groupes d'ensembles ont ainsi été constitués, soit les ensembles « eau douce », les ensembles « estuaire » à eau saumâtre, les ensembles du golfe « golfe-marnage-fort » avec marnage fort et vents modérés et les ensembles du golfe « golfe-marnage-faible » avec marnage faible et vents forts.
Les types de drainage qui caractérisent les ensembles physiographiques incluent : saturé, excessif, rapide, bon et imparfait. Ils sont fondés sur la notion des grands types écologiques qui décrit les ensembles physiographiques à l'intérieur du cadre écologique retenu. Le pourcentage de couverture de chacun de ces types de drainage a été calculé dans chaque ensemble, et une analyse de groupement a suivi. Trois groupes d'ensembles ont été retenus : « imparfait », « rapide » et « très bon ».
Les types de terrain observés dans les ensembles physiographiques incluent : archipel, butte, chenal, colline, coteau, crête, cuestas, dépression, falaise, flèche littorale, fond de vallée, lagune, plaine, plateau, terrasse et vallée. Ils sont fondés sur la notion des grands types écologiques qui décrit les ensembles physiographiques à l'intérieur du cadre écologique retenu. Le calcul du pourcentage de couverture de chacun de ces types de terrain dans chaque ensemble a été suivi par une analyse de groupement. Trois groupes d'ensembles ont été retenus, soit les ensembles « plat », dominés par des paysages de plaine et terrasse au relief doux, les ensembles « ondulé », dominés par des buttes, collines et vallées et les ensembles « montueux-accidenté », dominés par des buttes, dépressions, fonds de vallée, plateaux, crêtes et collines. L'ensemble décrivant les îles de la Madeleine est de type « dunaire » et est dominé par des lagunes, des buttes et des flèches littorales.
Chaque ensemble physiographique a été assigné à l'une des régions bioclimatiques de Thibault (1985), basées sur les communautés végétales. Les domaines bioclimatiques retenus sont « érablière », « sapinière » et « pessière-toundra ».
Les images NOAA (1 pixel = 1 km) prises en 1993 (Cihlar et al., 1997) ont servi à identifier l'affectation du sol dans les ensembles physiographiques. Les images ont été regroupées en neuf classes d'habitats : agricole, mixte, décidus, urbain-brûlis-toundra, conifère ouverte, conifère dense, arbustaie, forêt hétérogène ouverte, eau. Le pourcentage de chacune a été calculé pour chaque ensemble, suivi d'une analyse de groupement. Quatre groupes d'ensembles ont été retenus, soit les ensembles « grandes cultures » dominés par les zones agricoles, les ensembles « agricole-hétérogène » dominés par les zones agricoles mais avec de grandes superficies d'autres types d'habitats, les ensembles « feuillu » dominés par la forêt feuillue et les ensembles « conifère » dominés par les zones de conifères denses et ouvertes, les arbustaies, les landes et les zones de toundra. Les ensembles classés « lande-arbustive » et « eau » sont situés aux îles de la Madeleine et aux îles de Mingan et présentent une végétation dominée par les espèces résineuses.
Les images LANDSAT (1 pixel = 30 m, rééchantillonné à 125 m; Géomatique SIGISCO, 1996) prises en 1995 ont servi à identifier l'affectation du sol dans les ensembles physiographiques. Les images ont été réparties en 11 classes d'habitats : eau, feuillu, résineux, mixte, pessière, regénération, tourbière, graminées-herbe, coupe récente, feu, agricole-urbain-sol nu. Le pourcentage de chacune a été calculé pour chaque ensemble, suivi d'une analyse de groupement. Quatre groupes d'ensembles ont été retenus, soit les ensembles « agricole-urbain » dominés par des zones agricoles et urbaines, les ensembles « feuillu » dominés par des zones feuillues, les ensembles « mixte » dominés par des zones de forêts mixtes et les ensembles « résineux » dominés par des forêts de conifères. Les ensembles classés « eau-lande » sont situés aux îles de la Madeleine et aux îles de Mingan.
Les images NOAA (1 pixel = 1 km) prises en 1993 (Cihlar et al., 1997) et les images LANDSAT (1 pixel = 30 m, rééchantillonné à 125 m; Géomatique SIGISCO, 1996) prises en 1995 ont servi à déterminer l'arrangement des habitats présents dans les ensembles physiographiques. Les calculs des indices paysagers et de fragmentation ont été effectués avec le logiciel Fragstat (McGarigal et Marks, 1994). Cinq indices ont été retenus parmi tous les indices calculés : le LPI (Largest Patch Index), le PD (Patch Density), le PSCV (Patch Size Coefficient of Variation), le SIDI (Simpson's Diversity Index) et le PRD (Patch Richness Density). Une analyse de groupement a été effectuée avec ces données, et trois groupes d'ensembles ont été retenus pour chacune des images : « peu fragmenté », « moyennement fragmenté » et « très fragmenté ».
Un indice a été élaboré pour identifier les ensembles physiographiques qui favorisent l'avifaune nicheuse, compte tenu de l'appartenance de chaque ensemble aux groupes retenus dans chacune des 10 typologies. La comparaison de la moyenne des résidus entre les différents groupes d'ensembles à l'intérieur d'une même typologie a permis d'identifier les contextes favorables à l'avifaune nicheuse et de leur attribuer des points en fonction de leur rang et de la significativité des différences :
L'indice se calcule donc comme suit :
En général, les superficies disponibles et inventoriées ne diffèrent pas d'un groupe d'ensembles à un autre au sein d'une même typologie, ce qui indique que les écarts observés dans les comparaisons des moyennes des résidus des groupes d'ensembles ne subissent pas l'influence d'une couverture spatiale différente. |
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