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Aujourd’hui, on s’accorde à reconnaître la
contribution bénéfique à divers niveaux des terres humides, l’un des écosystèmes les plus productifs au monde. La prise de mesures de conservation et l’utilisation rationnelle de ces habitats sont alors
devenues une nécessité tant à l’échelle nationale qu’internationale pour maintenir les milieux humides. A titre d’exemple, la proportion de terres humides dégradées ou converties au Canada a atteint 80
à 98% dans les zones rurales. Dans la vallée du Saint-Laurent, les milieux humides (incluant les zones d’eau libre) ne représentent que 9% environ de
toute la superficie, les marais et tourbières n’en occupant qu’une infime partie (<1%).
Cette prise de conscience de l’importance de la conservation des terres humides au Canada reste encore insuffisante puisque de nombreux milieux
humides continuent d’être dégradés ou détruits. L’une des tâches du Service canadien de la faune (SCF) est justement de coordonner la mise en oeuvre de
la Politique de conservation des terres humides et de promouvoir la conservation, la mise en valeur et la gestion des terres humides au Canada et
de la gamme complète de leurs fonctions, notamment celle d’habitat pour la faune ailée. D’autres valeurs comme l’alimentation en eau, l’épuration de
l’eau, la conservation des sols et des eaux ainsi que les possibilités touristiques, culturelles, récréatives, éducatives, scientifiques et esthétiques sont également considérées.
Le SCF vise par exemple dans le cadre du Plan conjoint des habitats de l’Est
à protéger et à mettre en valeur les terres humides de l’est du Canada qui revêtent une importance capitale pour la sauvagine et les autres oiseaux
fréquentant, en particulier, le corridor de migration de l’Atlantique. Les principales interventions entreprises au Québec avec les partenaires de ce
plan ont, jusqu’à maintenant, surtout été orientées vers la protection des principales terres humides de la Vallée du Saint-Laurent.
C’est dans le cadre d’intervention de ce programme que s’insère le projet de l’Atlas de conservation des terres humides des secteurs à vocation agricole
de la vallée du Saint-Laurent, pour lequel se sont associés le Service canadien de la faune (Environnement Canada, région du Québec), Canards illimités (Québec) recevant l’appui technique de nombreux autres partenaires
gouvernementaux et non gouvernementaux. En effet, l’intensification des activités agricoles et l’expansion urbaine et industrielle survenues depuis le
siècle dernier dans le sud du Québec, ont entraîné la perte de plusieurs milliers d’hectares de terres humides. Ainsi, plus de 4 000 ha de marais ont
été perdus ou fortement dégradés le long du fleuve Saint-Laurent au cours des 40 dernières années. Dans le secteur des basses-terres de la vallée du
Saint-Laurent, les pertes encourues le long des tributaires, bien que difficiles à chiffrer, sont probablement encore plus importantes puisque plus de 20 000
km de cours d’eau y ont été redressés et plus de 1,5 million de terres drainées.
Malheureusement, à l’exception de celles situées en bordure du fleuve, aucune cartographie globale ne permettait, à ce jour, d’orienter les actions de
conservation des terres humides résiduelles de l’ensemble de la vallée du Saint-Laurent.
La conservation des terres humides demande une gestion durable, ce qui signifie aussi une volonté commune des intervenants, tels que les
gestionnaires des MRC, les municipalités, les ministères, les ONG et le public, de préserver ces milieux à long terme. En effet, une part importante de
la préservation des terres humides repose sur l’implication dans la sauvegarde de ce patrimoine écologique de tous ces acteurs et sur leur coopération afin
de concilier les divers groupes d’intérêt (conservation, industrie, agriculture, etc.) qui peuvent interagir sur les terres humides.
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C’est pourquoi l’Atlas de conservation des terres humides de la Vallée de Saint-Laurent, s’adressant à un large public, rassemble à la fois des informations générales comme la définition de ces milieux, les rôles des terres humides et leur classification, qui seront utiles aux personnes qui
s’intéressent pour la première fois à ce type de milieux. Les plus informés voudront peut-être aller directement à la section plus technique (déroulement du projet et classification et traitement des images) qui s’adresse aux fervents de la cartographie assistée par ordinateur. Des données statistiques et descriptives (cartes et tableaux statistiques) et la possibilité de cartographier le secteur de leur choix, sont disponibles pour ceux qui ont besoin
d’informations.
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Cartographie interactive
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Enfin, les grands programmes de conservation touchant les terres humides sont passés en revue et diverses options de conservation sont également proposées aux personnes désireuses d’agir en faveur des milieux humides
dans une optique de développement durable.
Conçu dans la lignée du Bilan des habitats et de l’occupation du sol dans la
Vallée du Saint-Laurent et de l’Atlas de conservation des boisés en milieu agricole, ce nouvel Atlas des terres humides s’ajoute à l’ensemble des ouvrages mis en ligne par le SCF pour donner une vision exhaustive des divers
grands milieux naturels de la vallée du Saint-Laurent et favoriser la conservation des oiseaux et de la biodiversité.
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Superviseur du projet
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Luc Bélanger
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Réalisation des cartes et tableaux, méthodologie, validation
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Marcelle Grenier, Sylvain Deslandes, André Nault, Josée Lefebvre, Gaston Lacroix
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Rédaction du texte du site internet
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Virginie Zingraff
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Montage du site internet
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Léo-Guy de Repentigny
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Cartographie interactive
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Michel Melançon, Stéphane Cantin
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Remerciements Nous tenons à remercier toutes les personnes et organismes qui nous ont
aidés à recueillir des observations sur les terres humides lors de notre campagne de terrain.
Nous remercions également les nombreuses personnes qui nous ont fourni de précieux conseils lors de l’élaboration de l’Atlas pour leurs conseils en
matière de classification des terres humides et pour la révision du texte et des cartes.
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